LA MUSIQUE DU SITAR - MUSIQUE DE RELAXATION ET D'INTERIORISATION

LE SITAR INSTRUMENT DU DIVIN

C'est l'instrument de la Déesse Saraswati, la Déesse du savoir, de la connaissance. Une Déesse est la représentation sous forme humaine d'un concept abstrait. Saraswati est l'épouse de Brahma, le créateur. Elle représente le savoir qui a son essence dans la musique . La Sagesse peut donc être transmise aux humains par la musique directement sans passer le niveau intellectuel et mental.(voir la page Nada yoga). La connaissance de soi peut être obtenue par l'écoute de la musique. La musique peut transmettre le divin contrairement aux autres formes d'arts qui induisent une forme, une couleur, des pensées. C'est pour cela que les Sages, les Saints de l'Inde ancienne étaient musiciens.

 

Brahman était un et non-duel. Il pensa "laissez moi devenir plusieurs" et cela causa une vibration éventuellement avec un son et ce son fut OM à partir duquel la manifestation se développa. Ce fut la "première pensée". La première manifestation de l'absolu est donc le son. Brahman est incompréhensible, il est transcendant, tandis que OM est compréhensible.

 

Qui peut toucher le son ? Il n'a pas de localisation, ni forme, ni support fixe. Le son est vibration et donne forme à des objets. Chaque son produit une forme définie et non visible. C'est aussi par le son que l'on peut pénétrer le silence, qui n'est pas absence de bruit, mais présence subtile. Le silence est une qualité d'écoute. Il présuppose qu'il y a autre chose, quelque chose à entendre car on est dans l'écoute. Et qui écoute ? Qu'écoute-t-on ?

La musique est considérée comme un art divin car elle est sans forme, donc plus proche de Dieu libre de pensée.

 

 

Nos corps sont essentiellement constitué d'eau et l'eau réverbère facilement les vibrations. celles-ci auront donc une grande influence dans notre organisme, à travers la résonnance de notre activité cellulaire. Les vibrations provoquent un auto-massage des organes, des tissus profonds et des cellules nerveuses ainsi que des glandes endocrines (humorales donc liées aux humeurs comme l'hypophyse, la pinéale, la thyroïde, le thymus, les surrénales et les gonades). Le son agira donc sur nos humeurs et l'harmonie des sons contrebalancera les influences négatives.

Le son du SITAR est régulateur et harmonisant. Nous pouvons recréer de l'ordre dans le chaos de vibrations négatives. Tout ce que nous avons à faire est de nous assoir ou de nous allonger, de nous relaxer et de nous ouvrir, et le reste viendra de lui-même. En fonction des notes jouées, les différents noeuds dans le corps (chakras, grantis) seront touchés.

La musique indienne ne s'adapte pas au goût du public. Elle est le véhicule d'expression du Divin. Quand on joue, on pense que le Divin est en soi. C'est pour cela qu'il y a des règles : les Ragas. Dans un temple, le public ne paye pas. Il y a donc danger à ce que le joueur soit attiré par une carrière, une brillance, et s'éloigne de la dévotion. L'apprentissage de cette musique se fait directement du maître à son disciple, en cours particulier et oralement, par simple répétition des phrases que joue et rejoue le "professeur" qui doit imprimer l'"esprit" du Raga dans sa musique.

On retrouve dans les fouilles des sites de Mohenjodaro et d'Harappa, en Inde vers -2500 ans l'apparition de la harpe et du mridang (percussion). Cette région était arrosée par la rivière Saraswati, à sec aujourd'hui.

Vers l'an -1500, à la fin de la civilisation d'Harappa par l'arrivée des Aryens de la mer Caspienne (Iran, Grèce, Europe), les textes sacrés : les Vedas étaient chantés pour la mémorisation avec des tambours, des cymbales, des flûtes et des luthes jusqu'à 100 cordes.

Puis vint des luths à 22 cordes pour les 22 intervalles (Shrutis) plus reconnaissables à l'oreille. Ils étaient utilisés principalement dans les Temples.

Jalla de fin de Raga Tilak Kamod avec Doriane

La musique indienne ne s'adapte pas au goût du public. Elle a une action définie sur le système nerveux et diminue les tensions mentales. Elle permet d'atteindre la sphère de conscience la plus subtile. Elle court-circuite l'intellect. Le monde étant une projection du son, de la vibration, on retourne donc au son primal, à l'origine. Le ressenti du silence est présence originelle.

 

LE SITAR D'AUJOURD'HUI

La Veena (ou Bina) de la Déesse Saraswati fut influencée par la musique musulman et perse lors de son invasion de l'Inde du nord vers 1000 à 1030. L'instrument s'est adapté à la musique indienne et à la musique perse.

Il est habituellement reconnu qu'Amir Khusru vers 1300 fut l'auteur de la forme définitive du Sitar d'aujourd'hui. Son nom provient du Setar perse. La Veena et le luth à long manche de Perse donna la forme du Sitar vers le 11 ème siècle.

Nous pouvons distinguer 2 types de sitar aujourd'hui, celui de Pandit Ravi Shankar avec 13 cordes sympatiques et 4 cordes principales et celui d'Ustad Vilayat Khan avec seulement 11 cordes sympatiques et 3 cordes de jeu principales. Le premier sitar permet des Allap méditatifs plus grave, se rapprochant de la Veena de Saraswati, et le deuxième type permet des envolées rythmiques plus faciles.

...écoutez...un peu de détente...

...écoutez...un peu de gaieté...

 

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